Apprentissage : les bons conseils de Franck Provost

Le 19 janvier 2012
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Franck Provost a débuté comme apprenti avant de devenir le coiffeur que l’on connaît et de créer la célèbre chaîne de salons qui porte son nom. L’homme d’affaires confie son expérience et son regard sur l’apprentissage à Pas de quartier pour le chômage !

Zoom de Portrait Franck Provost JPG HD-1

Vous avez appris votre métier grâce à l'apprentissage. C’était en 1965 dans la Sarthe. L'apprentissage est donc une pratique très ancienne ! Ce type de formation a–t-il grandement évolué ?

Franck Provost : L’apprentissage n’a pas d’âge : de tous temps, les hommes ont transmis leur savoir-faire par l’observation, l’imitation, l’essai et la répétition des gestes…

Bien entendu, l’apprentissage évolue avec le temps et se modernise avec les nouvelles technologies pour gagner en efficacité. Mais l’humain, qui transmet ses techniques, demeure le facteur invariable. C’est la source même du savoir, et par conséquent de l’apprentissage.

Quel lien faites-vous entre le succès de votre carrière et le fait d'avoir débuté par l'apprentissage ?

Avant d’être patron, je suis avant tout un coiffeur qui a débuté en étant apprenti. C’est durant cette période très enrichissante que j’ai véritablement développé ma passion, qui n’a fait que grandir au fil des années. Elle m’a permis de découvrir toutes les facettes de ce métier qui fait appel à « l’intelligence de la main » et d’en apercevoir progressivement le potentiel.

Que diriez-vous aux jeunes suivis par Ingeus et qui hésitent à franchir le pas de l'apprentissage ?

Je crois profondément que l’apprentissage offre une formidable opportunité aux jeunes de s’insérer sur le marché du travail, de s’épanouir professionnellement et de se découvrir une passion, un talent, pour un métier de l’artisanat.

Grâce à l’apprentissage, puis à la formation professionnelle continue, les jeunes investissent sur un socle qui leur appartient, leur savoir-faire. Grâce à cette première étape indispensable, ils pourront un jour, s’ils le souhaitent, devenir chef d’entreprise et être économiquement indépendant…

Le métier de coiffeur doit inévitablement se pratiquer pour être maîtrisé. L'apprentissage en est-il le meilleur moyen ?

Je le pense effectivement. Au fur et à mesure qu’ils coiffent, les apprentis, encadrés par des professionnels aguerris, apprennent les techniques, se perfectionnent et gagnent en confiance grâce à la pratique. C’est la voie royale pour propulser les jeunes dans le métier, qui représentent à l’heure actuelle un vrai vivier de talents.

Si des jeunes souhaitent apprendre et travailler sous vos enseignes. Existe-t-il un centre de formation "Franck Provost" ?

Bien entendu, il existe un centre de formation Franck Provost en plein cœur de Paris, mais également des studios en province pour faciliter l’accès aux formations dans toute la France. Ils sont ouverts toute l’année et accueillent nos collaborateurs et nos managers qui apprennent les nouvelles techniques, renforcent leurs compétences et leur savoir être.

Vous êtes investi en tant que "parrain" dans le Club de l'apprentissage crée par Nadine Morano en avril 2011. Qu'est ce que cela représente à vos yeux ?

Cet investissement en tant que parrain du Club de l’apprentissage représente un engagement fort pour mobiliser les entreprises et tous les acteurs de l’alternance. Nous espérons que des mesures concrètes pour soutenir et valoriser l’apprentissage en France permettront d’orienter les talents vers cette filière noble.

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