Le décrochage scolaire n’est pas une fatalité

Le 29 octobre 2012
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Chaque année, l’Association de la Fondation Étudiante pour la Ville (AFEV) met en place des ateliers de soutien scolaire à destination des écoliers et des collégiens en difficulté. À l’occasion de la cinquième journée du refus de l’échec scolaire, l’association a publié son « baromètre du rapport à l’école des enfants des quartiers populaires » et s’est notamment penché sur le ressenti des jeunes « décrocheurs », un phénomène qui concerne 150 000 élèves chaque année en France.

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Source : afev.fr

Les causes du décrochage scolaire

Premier constat, la rupture scolaire a généralement lieu entre la 3ème et la seconde, où à ce stade, 32 % des jeunes interrogés ne vont plus régulièrement en classe. Parmi ces décrocheurs, 45 % sèchent les cours avant leurs 16 ans.

Lorsqu’ils prennent conscience qu’ils ont « lâché » l’école, 29 % des sondés se sentent « soulagés » tandis que 36 % avouent être « angoissés ». Selon l’AFEV, cette angoisse serait notamment liée à leur crainte de ne plus être encadrés et de rencontrer des difficultés dans leur future vie professionnelle.

Ce sont principalement des problèmes personnels qui auraient conduit 37 % des élèves à décrocher. 35 % soulignent avoir été découragés par leurs mauvaises notes ou par leurs difficultés de compréhension en cours.

Au moment du décrochage, 41 % des sondés indiquent qu’ils n’ont trouvé aucun soutien. Les jeunes qui ont été accompagnés citent en premier leur famille (49 %) puis leurs amis (31 %). L’école n’est mentionnée que dans un cas sur dix.

Le raccrochage, une prise de conscience

L’enquête menée par l’AFEV révèle que, dans la majorité des cas, les élèves sont rapidement pris en charge par les Missions locales ou les micro-lycées : 50 % des jeunes ont une solution de repli dans les six mois, et 75% dans l’année qui suit leur abandon scolaire.

La construction du projet professionnel est l’une des principales motivations pour ces jeunes de retourner sur les bancs de l’école. Vient ensuite la prise de conscience de l’importance d’une formation qualifiante pour faciliter leur entrée dans le monde du travail. 34 % soulignent enfin qu’un accompagnement individuel les a incité à se remettre en quête d’un avenir professionnel. Si c’est votre cas, Ingeus vous propose de vous aider à construire votre avenir professionnel grâce à un accompagnement personnalisé et intensif. Le Contrat d’autonomie est une mesure qui concerne les jeunes de 18 à 25 ans (voir 30 ans dans la région lyonnaise) habitant dans un quartier prioritaire.

D’après cette étude, 80 % des décrocheurs sont aujourd’hui sereins face à leur avenir. Grâce aux dispositifs de réinsertion, ces jeunes ont pu reprendre confiance en eux pour ainsi choisir et ne plus subir leur parcours scolaire et leur vieprofessionnelle.

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