Djamel rêve d’un CDI

Le 9 mars 2009
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13 octobre 2008. Djamel retiendra certainement longtemps cette date. Le jour où il a signé son contrat de professionnalisation chez Carrefour en tant qu’équipier de vente. Un contrat de 35 heures par semaine où il alterne travail et formation.

Une journée par semaine, le jeune homme retourne sur les bancs de l’école. L’école Carrefour cette fois. Il y apprend les méthodes de vente, les techniques pour attirer le client, le comportement à avoir. « Ce sont des choses utiles qu’il faut assimiler. C’est important pour évoluer » explique Djamel. A la fin du mois de mars, il soutiendra même un mémoire devant un jury. « J’ai choisi de m’intéresser au tableau mercure. C’est un tableau où sont notés l’organisation du travail de chaque équipe, leurs horaires, leurs vacances…JeImage 5
dois enquêter sur le fonctionnement de cet outil et faire des propositions pour l’améliorer. »

Le reste de la semaine, Djamel gère son rayon, celui des boissons. « Je montre de la motivation. Je ne fais pas de manières quand je suis dans le magasin. Il faut montrer qu’on en veut, qu’on est ouvert, capable et sociable, car le groupe a besoin de gens très performants. »

>> Des débuts difficiles. Djamel quitte l’école après un BEP électrotechnique. « Ensuite ? Ça a été difficile. Il faut l’avouer ». Djamel cherche du travail mais il galère. Son CV passe mal comme cette fois où il postule pour un emploi dans une grande chaîne de sandwicheries : « J’y suis allé avec mon CV. Je me suis présenté. Tout se passait bien et le gérant m’a demandé d’où je venais. Je lui ai répondu que j’habitais la cité du Bois-Blanc. Il m’a alors dit que finalement, il ne cherchait personne ». Un moment difficile pour Djamel d’autant plus que deux jours plus tard, la même enseigne de restauration rapide publie une offre de CDI pour un jeune sans qualification. « Le jeune sans qualification, c’était exactement mon profil. Quand on voit ça, on comprend beaucoup de choses. Pour moi, c’est un manque d’honnêtetéJamel
».

A 20 ans, le jeune homme semble maintenant avoir trouvé sa voie. « Je veux me lancer dans la grande distribution ». Et son contrat de qualification lui a redonné de l’espoir : « Quand tu ne travailles pas, tu tournes en rond et le temps passe. Là, je peux me permettre de faire des projets. Je peux me dire qu’il faut que je gagne telle somme le mois prochain. Je peux construire quelque chose ».
Son souhait Image 6
désormais ? « Être embauché en CDI chez Carrefour ». Quatre mois après le début de son contrat de professionnalisation, Djamel ne regrette pas d’être passé par Ingeus. « A 9 heures, le matin, j’étais chez eux avec mes lettres de motivation. Moi le contrat, je suis allé le chercher. Je me suis battu pour l’avoir. » Avec Emilie, sa conseillère, il continue d’échanger par téléphone : «J’ai un suivi.»

Un soutien qui met Djamel en confiance. Tout comme les appels de Fadela Amara. Lors d’une inauguration officielle à la préfecture de Lille, il avait pu rencontrer la Secrétaire d’État chargée de la Politique de la Ville. « Elle a promis de m’aider. J’ai cru que c’était des mensonges. Mais elle m’a mis en contact avec Ingeus. Elle m’a redonné le moral. Elle a été là pour moi ».

Emilie, Fadela Amara, le directeur de Carrefour Lomme, autant de personnes qui ont donné sa chance à Djamel. Un geste qui l’a beaucoup touché : « ils m’ont traité comme une personne normale. Et c’était tout ce que j’attendais ».

>> Djamel en vidéo



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