Ingeus à Maubeuge : faux ongles, vrai coup de pouce !

Le 22 mai 2012
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A Maubeuge, dans le Nord, Ingeus soutient l’initiative de cinq jeunes femmes qui souhaitent se lancer comme prothésistes ongulaires, avec le statut d’auto-entrepreneur. Pour soutenir ces doigts des fées à maîtriser la french manucure, les strass et les paillettes, Ingeus dans le cadre du Contrat d’autonomie assure un coaching hebdomadaire, verse une bourse de 300 euros, prend en charge une formation et, de façon plus exceptionnelle, finance l’achat de mallettes, un matériel coûteux mais indispensable.

Capture d’e?cran 2012-05-22 a? 10.09.19Mimouna, Ingrid, Audrey, Farah et Stéphanie ont entre 18 et 25 ans. Quand elles se présentent pour un atelier chez Ingeus en janvier dernier, certaines pensent se former à la vente, d’autres à l’esthétique. Audrey, qui possède un profil commercial, fait le lien entre les deux et propose le métier de prothésiste ongulaire « qui cartonne en ce moment ». L’idée séduit immédiatement les quatre autres mais surtout Céline Gines, leur conseillère Ingeus : « Ensemble, elles ne partaient pas de zéro : Ingrid et Farah ont un CAP coiffure, Stéphanie avait déjà des clients potentiels… Avec un encadrement attentif, je me suis rendue compte qu’elles pourraient vite devenir autonomes. » Elles l’ont très vite démontré en se démenant pour trouver une formation adéquate alors que les obstacles étaient nombreux : le coût mais aussi la situation géographique de Maubeuge, ville plutôt isolée.

> Le coup de pouce d’Ingeus : financer la mallette

Le coût de la formation s’élève en effet à 500 euros et la mallette comprenant le matériel strictement indispensable à 500 euros également. Une somme inabordable pour ces jeunes femmes sans ressources pour l’instant, dont deux ont des enfants à charge. Grâce au soutien moral et financier d’Ingeus, elles peuvent commencer à travailler, se faire la main et constituer une clientèle. Elles investiront ensuite pour étoffer leur panoplie avec des gels de couleurs, des strass ou de la décoration.

Pour Sarah, 24 ans, la formatrice de chez Formanails, ce coup de pouce est « franchement incroyable. Moi-même il y a quelques années, j’avais cherché ce genre d’aide et je n’avais rien trouvé car souvent, seul l’enseignement est pris en charge, pas le matériel. »

> Résultat : une grande implication des stagiaires

Capture d’e?cran 2012-05-22 a? 10.10.47Autre difficulté de taille : trouver une formation de qualité accessible depuis Maubeuge. « Je n’étais pas là juste pour signer un contrat d’autonomie et toucher une bourse », soutient Ingrid. Très motivée, elle passe en revue tous les organismes de formation pour déceler celui qui possède le meilleur matériel, délivre les formatrices les plus poussées, etc. Une préoccupation partagée par Farah qui craignait de ne pas avoir le temps d’apprendre les différentes techniques de pose.

Pour les quatre jeunes femmes, les meilleurs cours se font à Lille, à 1h30 de trajet de chez elles. Or, elles n’ont pas toutes le permis de conduire, encore moins une voiture. Et pour les jeunes mamans, les plannings sont serrés. La solution : faire venir une formatrice. Là encore, elles ont su se montrer persuasives : face au sérieux de leur projet, Formanails de Lille a accepté exceptionnellement d’envoyer une manucure à Maubeuge pendant trois jours pour leur apprendre la technique, les règles d’hygiène mais aussi comment se comporter avec la cliente : « ça peut paraître court, mais c’était très complet, on a même eu le temps de voir la technique de pose au chablon », rassure Stéphanie.

> Un accompagnement à long terme

Appliquées et concentrées pendant les cours, Mimouna, Ingrid, Audrey, Farah et Stéphanie, doivent maintenant passer à la phase commerciale de leurs projets. Cette fois, les frais de création et d’impression des cartes de visite et des affiches ne seront pas pris en charge, mais l’accompagnement par Ingeus ne s’arrête pas pour autant. Céline Gines raconte « je vois les filles encore presque tous les jours. Elles passent me voir pour un conseil, une démarche administrative, soumettre une idée… » Dans cet accompagnement très prenant, elle peut compter sur le soutien de Sarah, la formatrice. « Je reste disponible par exemple si elles ont un souci avec une cliente ou si elles veulent tenter des créations personnelles. Je leur donne mon avis sur un modèle ou une technique. »

Les beaux jours arrivent et les femmes ont envie d’égayer le quotidien avec des ongles soignés, acidulés, personnalisés. « C’est la bonne période pour commencer leur activité d’onglerie », se réjouit Sarah. Ingrid l’a bien compris : « je boucle mon fichier client ce week-end et je commence lundi ! ».

Vous avez entre 18 et 25 ans et souhaitez créer votre activité ? Si vous vivez dans un quartier dit prioritaire couverte par Ingeus, n’hésitez pas à nous contacter pour signer un Contrat d’autonomie !

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