Mamadou, futur créateur d’entreprise.

Le 11 juin 2009
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0904-08MamadouPhoto1 Mamadou sait ce qu’il veut. Et se mobilise pour atteindre son objectif. A 24 ans, le jeune homme a travaillé pendant deux ans dans une société de transport. Il conduisait des « super lourds », autrement dit des 44 tonnes. « J’étais intérimaire. On m’a proposé de m’embaucher mais j’aimais bien ce statut qui me donnait une certaine liberté. Je pouvais partir en vacances quand je voulais et j’étais certain d’avoir du boulot à mon retour », explique Mamadou.

Mais il y a quelques mois, la crise est arrivée et la société de transport pour laquelle travaillait Mamadou a réduit ses effectifs. Les intérimaires ont été les premiers touchés. « J’ai tout de suite décidé de rebondir. Je me suis dit que j’allais créer ma propre entreprise ». C’est là qu’il entend parler d’Ingeus. Et signe le Contrat d’Autonomie. Sa conseillère Ingeus, Nathalie, oriente le jeune homme vers son partenaire, l’Adie qui aide les futurs entrepreneurs à concrétiser leurs projets. « Je me suis rendu compte que c’était énorme de créer une entreprise. On m’a beaucoup aidé pour la compta, tout ce qui était juridique mais aussi à faire une étude de marché. J’ai aussi appris que j’avais un examen à passer », explique Mamadou.

0904-08MamadouPhoto2 En effet, quiconque souhaite créer une entreprise de transport doit obtenir un diplôme : La capacité de plus de 3,5 tonnes. « C’est un examen très difficile et il n’y a qu’une ou deux sessions par an. La prochaine est au mois de septembre ». Une situation économique peu favorable, et la nécessité de posséder ce diplôme freinent Mamadou dans ses volontés entrepreneuriales. Résultat : « Avec ma conseillère, nous avons décidé de rebasculer sur la recherche d’emploi. Même si je n’ai pas perdu de vue mon objectif, je dois trouver du travail en attendant ». Nathalie a amené « de la rigueur » dans les démarches de Mamadou : « J’ai créé une boîte mail, elle m’a aussi donné des conseils pour mon CV. Mais je ne perds pas mon projet de vue et j’entends bien obtenir mon diplôme en septembre ». Quand à la crise : « Ca ne me fait pas peur… et puis ça ne va pas durer pendant 10 ans », assure le jeune homme.

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