Oury Diao, un parcours réussi

Le 27 juillet 2010
0


Oury Diao a trente ans. Cette jeune bordelaise d’origine sénégalaise a déjà une vie bien remplie. Grâce à une formation en alternance et une volonté de fer, Oury vient de créer sa propre société. Elle dirige ID Consulting, un organisme de formation pluridisciplinaire. Et justement, la pluridisciplinarité décrit bien le parcours de cette jeune femme chef d’entreprise.

Oury > Des HLM aux quartiers d’affaires

Une maman femme de ménage, un père maçon… Oury est l’ainée d’une fratrie de cinq enfants : « il était inenvisageable pour moi de ne pas faire d’études. J’ai eu mon bac en 1998 et je suis tombée enceinte quinze jours après ! ».

Malgré la grossesse, Oury s’inscrit en alternance et passe un BTS en communication commerciale puis poursuit ses études et obtient une maitrise en management commercial.
Malgré ses diplômes, la jeune femme connaît le chômage pendant six mois. Elle accepte alors un premier travail de professeur de vente dans un lycée professionnel : « le spectre du chômage me faisait peur. Au départ, je n’étais pas attiré par l’enseignement, mais finalement la pédagogie m’a bien intéressé ». Puis, elle trouve enfin un emploi qui lui permet de déployer toute son énergie et sa créativité « j’ai été prise chez Novax, une société de création de logiciels et de solutions d’affichages dynamiques pour les réseaux de pharmacie. J’y ai travaillé durant cinq ans ». Un licenciement économique la confronte à nouveau à la recherche d’emploi.

Oury Diao prend ce revirement comme une opportunité et crée sa propre structure à Croisy Beaubourg : ID Consulting. « Cela faisait un moment que j’y songeais. J’attendais d’être vraiment mûre et de pouvoir bénéficier d’un fichier clients important. C’était le bon moment, je ne regrette pas mon choix ».

> Oury, la « Sénégauloise » !

« Nous sommes la deuxième génération d’immigrés en France. C’est à nos parents que revient tout le mérite de l’intégration. Nous, nous nous cachons trop derrière les difficultés dues à l’intégration. Au Sénégal, les gens nous appellent les « sénégaulois » ! Cela résume bien ce que nous sommes, je trouve. Il faut savoir tirer avantage de cette double culture, c’est beaucoup mieux que de se plaindre ! ».

> Un destin à s’inventer

« Quand je croise des jeunes, j’ai envie de leur dire : arrêtez de pleurer ! Arrêtez de croire que vous n’êtes pas capable ! Il faut se construire un projet de vie et avec de la volonté, on y arrive ! Personne ne viendra se bouger pour nous. Nous avons la chance en France d’avoir des outils comme le contrat d’alternance.

L’alternance c’est vraiment idéal pour se forger une expérience et être crédible dans un domaine particulier. C’est mille fois mieux qu’un stage « classique » puisque vous avez déjà un pied dans l’entreprise, vous faîtes partie des salariés. Vous n’êtes plus jugés comme un observateur ».

Aujourd’hui, Oury a deux enfants et son entreprise compte trois salariés permanents et de multiples collaborateurs externes.

Elle se tient à la disposition de ceux qui souhaitent l’interroger sur son parcours.
Posez-lui vos questions en postant des commentaires, Pas de quartier pour le chômage se chargera de lui transmettre vos interrogations !

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on Pinterest