L’Éducation pour tous : des efforts sont encore à faire

Le 23 novembre 2012
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En l’an 2000, des objectifs
ont été fixés pour garantir l’accès à l’éducation pour tous. Consignés dans un mouvement
mondial intitulé « l’Éducation pour tous » (EPT), ce dernier a pour
but d’accompagner chaque enfant sur la route du savoir.

À travers ce dixième Rapport
mondial de suivi de l’Éducation pour tous
, l’UNESCO s’est intéressée aux
jeunes et à leur préparation au monde du travail. Il apparaît que même dans les
pays riches, de trop nombreux enfants quittent le système scolaire sans
qualification.


UNESCO-Education-pour-tous

Les jeunes, l’éducation et
le travail

L’UNESCO rappelle qu’un seul dollar
investi dans les compétences d’un jeune crée quinze dollars de croissance
économique
. Engager des ressources dans l’éducation dans les pays pauvres
pourrait ainsi permettre à 171 millions de personnes d’acquérir des
qualifications, de développer l’économie de leur territoire et donc de lutter
contre la pauvreté.

Dans les pays riches, la situation n’est pas moins préoccupante: selon le
rapport, un cinquième des jeunes de 18 à 24 ans sortent du système scolaire
avec seulement un diplôme de premier cycle d’enseignement secondaire
(l’équivalent du BEPC -brevet des collèges ou du Baccalauréat). Ils manquent
donc de qualification pour intégrer sereinement le marché de l’emploi et se trouvent
confrontés à l’inadéquation entre leurs
compétences et les besoins de la société.

Cela influe directement sur le niveau d’alphabétisation. L’UNESCO estime
que 160 millions d’adultes vivant dans un pays développé n’ont pas les
connaissances suffisantes pour candidater avec succès à une offre d’emploi. En
France près d’une personne sur dix ne sait ni lire ni écrire.

Pourtant, dans un contexte économique difficile, il est primordial que les jeunes se dotent de compétences qui leurs
seront utiles sur le marché du travail
. Le rapport relève à ce propos que
même avant la crise, 40 % des jeunes italiens et grecs étaient déjà au chômage
depuis plus d’un an.

Des formations en adéquation
avec le marché

Pour Pauline Rose, directrice du Rapport mondial de suivi sur l’EPT, il ne suffit pas de créer des
emplois pour stopper le chômage des jeunes
si « ceux-ci n’ont pas les qualifications pour
les exercer
».

L’UNESCO recommande de guider les étudiants
vers des filières porteuses d’avenir
pour que les jeunes diplômés et les
entreprises en recherche de main d’œuvre trouvent un terrain d’entente.

L’UNESCO recommande également de ne laisser aucun jeune sur le banc de
touche. Si l’école en premier ressort ne leur a pas permis d’obtenir des
qualifications, d’autres alternatives doivent être mis en place pour leur
donner une seconde chance.

Le modèle français de l’alternance apparaît être l’une des pistes à explorer.
En effet, l’expérience accumulée par le jeune lui sera directement bénéfique
dans sa future vie professionnelle. L’UNESCO plébiscite aussi le système
allemand des stages. Grâce à ce dispositif, le chômage des jeunes outre-Rhin
n’est que de 8 %, contre 22 % au Royaume-Uni.

Pour l’UNESCO, investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir. En donnant la possibilité aux jeunes
d’exercer des activités productrices de valeurs, ils participeront au
développement de leur pays et à sa croissance.

Il ne faut donc pas diminuer les efforts déjà engagés par les
gouvernements, mais au contraire les poursuivre pour que l’éducation et le
savoir soient accessibles à tous.

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