« Un but pour l’emploi » : le football comme vecteur de réussite professionnelle.

Le 18 décembre 2008
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Faire d’une passion un tremplin pour la vie professionnelle, tel est l’objectif de l’opération « Un but pour l’emploi ». Il y a trois ans, le Groupe Vedior France, JCDecaux SA, le groupe Suez, la Fédération Française de Football, la Fédération des entreprises de propreté et services associés, le Collectif contre les discriminations, PAPREC et la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) décident de s’unir. Leur constat : dans les zones urbaines sensibles, un jeune sur quatre reste au bord de la route. 0812-02ButEmploiExergue

Ces 6 partenaires se fixent alors un objectif : offrir à ces jeunes en difficulté une formation qualifiante leur permettant d’accéder à l’emploi.
Et pour ce faire, l’initiative utilise le football comme moteur. « Nous sommes convaincus qu’il est possible de s’appuyer sur une passion pour réussir sa vie professionnelle » explique Abdel Aïssou, Directeur général délégué du groupe Vedior France et Président de l’Institut Vedior pour l’égalité des chances et le développement durable. « L’idée n’est pas d’en faire des Zidane ou des Gourcuff. Nous ne jouons pas avec les rêves de ces jeunes. Mais nous partons du principe qu’une personne qui a une passion démontre plus d’intérêt que quelqu’un qui ne s’intéresse à rien ».

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Repérés au sein de leur club de foot, ces jeunes commencent par suivre une semaine de stage pour acquérir l’attestation d’animateur football de quartier. « Il s’agit souvent du premier diplôme qu’ils obtiennent. Pour nous, c’est l’occasion de nous appuyer sur ces acquis pour lancer ensuite un processus de formation » précise Abdel Aïssou.
Financée par les Conseils régionaux, cette formation d’environ six mois, est entrecoupée de deux périodes de stage. A la sortie, les jeunes rejoignent les postes en CDI, en CDD ou en intérim qui les attendent au sein des entreprises partenaires. Un engagement essentiel selon Patrick Nedelec, Délégué général de la FACE : «L’action ne peut se mettre en place qu’à condition que les entreprises ouvrent des postes à ces jeunes ».

Menée pour l’heure sur cinq sites, l’opération obtient de très bons résultats. Le taux de placement des stagiaires varie entre 60 et 75%. « Cette première rencontre réussie avec l’emploi trace un chemin. C’est une première étape vers un second emploi et une carrière professionnelle réussie » conclut Abdel Aïssou. Et la satisfaction est telle que l’initiative sera prochainement généralisée à l’ensemble de la France.

>> Et vous, qu’en pensez-vous ? Estimez-vous que le sport puisse être un outil d’intégration ? Nous attendons vos réactions !

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