AFEV : Valoriser auprès des entreprises les compétences issues du bénévolat

Le 4 février 2011
0

Forte de 20 ans d’expérience dans ce domaine, l’AFEV, l’Association de la fondation étudiante pour la ville, publie les résultats de son étude « Recruter autrement les compétences issues du bénévolat étudiant, une chance pour l’entreprise ».

L’étude

_M5F9563 Elle s’appuie sur les résultats de trois travaux : une campagne de testing de CV, une enquête menée auprès de 250 recruteurs de jeunes diplômés, une étude sur les compétences pouvant être acquises grâce au bénévolat.

L’objectif

« Grâce à nos 20 années d’existence, nous avons constaté que l’engagement associatif permettait de développer des compétences. Après avoir travaillé plusieurs années à valoriser cette idée dans le cursus universitaire, nous nous sommes demandé comment faire de même dans le monde professionnel, auprès des entreprises » explique Elise Renaudin, déléguée nationale de l’AFEV.

Les résultats

Ils sont multiples :

Les expériences bénévoles permettent aux jeunes de développer des compétences qu’ils peuvent mettre en pratique dans leur travail. Et elles ne concernent pas uniquement Recruter autrement ok le secteur dans lequel ils se sont engagés. « Ces jeunes développent des compétences transversales comme l’ouverture aux autres, la capacité à créer du lien, à prendre du recul sur les choses ou à se mettre en danger. Autant de compétences qui peuvent intéresser les recruteurs » précise Elise Renaudin.

61% des recruteurs estiment que ces activités sont mal valorisées par les candidats. « L’engagement associatif apparaît en dernière ligne du CV. La mention est généralement floue. Les candidats parlent par exemple de « soutien scolaire » sans expliciter ce qu’une telle expérience peut leur apporter pour un poste d’encadrement. Ils valorisent rarement le bénévolat sous forme de compétences » décrit la déléguée nationale.

Logo - Basse def encadrÇ blanc – La campagne de testing de CV a montré que dans leurs pratiques, les entreprises ont tendance à ne Elise Renaudin 3 pas valoriser les candidats engagés, voire à les pénaliser. « Nous pensons que cela est probablement dû à un mélange de méconnaissance et de crainte, la peur peut-être que ce bénévolat déborde sur l’implication professionnelle de ces postulants » décrypte Elise Renaudin.

Les actions

A partir de ces constats, l’AFEV entend mener toute une série d’actions cette année comme l’organisation d’un colloque d’ici l’été et des rencontres avec les employeurs pour faire évoluer les mentalités. Car « en France, nous sommes dans une société qui ne valorise pas beaucoup le bénévolat par rapport à d’autres pays notamment le monde anglo-saxon» conclut Elise Renaudin. Est-ce qu’on peut mettre le lien vers l’étude ?

> Pour en savoir plus : consultez l'étude dans son intégralité.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on Pinterest