Création d’un Conseil national des entreprises pour la banlieue

Le 31 juillet 2009
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Devenir une interface entre les entreprises et les jeunes des quartiers, c’est tout l’enjeu de ce nouveau Conseil national des entreprises pour la banlieue. Créée le 28 avril dernier, quatre jours à peine après l’annonce du Plan pour l’emploi des jeunes, cette instance sera donc l’un des outils privilégiés pour «booster » les formations en alternance.

Aissou Pour prendre la direction de ce Conseil national des entreprises pour la banlieue, Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, a choisi un homme de terrain, spécialiste de ces questions. Abdel Aïssou est le directeur général délégué du groupe de travail temporaire Randstad, en charge des ressources humaines et des sociétés RH du groupe. Il dirige également l’Institut Vedior pour l’égalité des chances et le développement durable. Faciliter l’embauche des jeunes notamment ceux issus des quartiers, il sait faire !

« Il y a une faiblesse de l’accès des jeunes au premier emploi en France. Dans les Zones Urbaines Sensibles (ZUS), la difficulté est majorée » explique Abdel Aïssou. Ainsi, l’observatoire national des ZUS a montré que les jeunes des quartiers mettaient en moyenne six mois à trouver un premier emploi, quel que soit leur niveau de diplôme, contre trois mois et demi au niveau national.

> L’alternance a fait ses preuves.

« Quel que soit le diplôme préparé en alternance, les jeunes qui suivent ce type de formation ont deux fois plus de chance de trouver un emploi. Ceci s’explique par la rencontre immédiate entre le jeune et l’entreprise » précise le DG de Randstad.

« Avec l’alternance, les jeunes sont plus employables et mieux formés ».

Fin juin, Abdel Aïssou rendra à Fadela Amara un premier rapport sur ces questions. Quelles que soient les pistes envisagées, ce conseil a également pour mission d’améliorer le partenariat entre les instances publiques, comme les missions locales, les entreprises et les jeunes dans les ZUS. « Il y a souvent une certaine méconnaissance réciproque » constate Abdel Aïssou.

Un rapport quelques mois après la création de cet organisme… Le gouvernement veut donc aller vite. Un désir partagé par Abdel Aïssou : « La crise économique que nous connaissons est d’une gravité inégalée et elle a fragilisé tout une série de publics dont les jeunes ». Les débuts sont déjà prometteurs. Plusieurs entreprises dont GDF Suez, JC Decaux, Zara, Paprec, Capgemini et la Fédération française des entreprises de propreté, ont déjà rejoint ce conseil.

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