Job : « Avec de la volonté, on y arrive »

Le 10 juin 2010
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Wilkinson-Ingeus De la volonté, Wilkinson, 20 ans, n’en manque pas. Arrivé d’Haïti en novembre 2008, un bac commercial en poche, le jeune homme, tout juste majeur à l’époque, se lance dans la recherche d’un emploi. « Comme j’avais déjà travaillé dans des restaurants pendant mes jobs d’été, et que c’était le domaine dans lequel je voulais m’intégrer, j’ai cherché du travail en restauration. Mais, lorsque je me présentais dans certaines agences d’intérim, on me demandait quel diplôme j’avais dans ce secteur. J’avais beau avoir la volonté, ça ne suffisait pas ».

Alors Wilkinson tente de reprendre des études. Pas facile quand on est majeur et que son bac, obtenu en Haïti, n’est pas reconnu en France. Le jeune homme entend alors parler d’Ingeus. « J’ai signé mon Contrat d’Autonomie à l’été 2009. Grâce à ma conseillère, je n’étais plus tout seul. D’ailleurs, c’est elle qui m’a proposé ma formation de garçon de restaurant et aujourd’hui, elle est satisfaite de moi car je n’ai jamais lâché ».

> Cinq mois à la dure et à la clé, un CDI dans un grand restaurant

Pendant ces cinq mois de formation au centre AFPA de Stains, Wilkinson, qui habite dans le 91 se lève tous les matins à 5 heures. Au total, trois heures de transport par jour mais pas une fois le jeune homme n’a raté un cours, « J’étais vraiment très motivé. C’était dur, c’est vrai. Mais avec de la volonté, on y arrive. Quand on a un rêve, ce n’est pas la difficulté que l’on voit, mais ce que l’on veut faire ».

Ce qui plaît surtout à Wilkinson, c’est d’avoir décroché un CDI au Pavillon Montsouris à Paris juste après sa formation. « C’est un grand restaurant. C’est une fierté pour moi. Mon rêve a toujours été de travailler dans la gastronomie, d’étudier les plats. Je veux approfondir mes connaissances et gravir les échelons. Mon patron m’apprécie et m’apprend beaucoup »

Le projet ultime de Wilkinson est d’ouvrir un restaurant gastronomique. « Je sais que ça coûte très cher. Mais dès que je pourrai, je le ferai ». En France ou en Haïti, tout dépendra alors des opportunités qui s’offrent à lui.

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